Le
boulanger dans son fournil
Aime-t-il
Plus
que nous, les boute-en-train,
Se
trouver dans le pétrin ?
Pour réussir un pain polka
Doit-il écouter du Chopin ?
De la musique de baluche
Pour fabriquer une faluche ?
Une sonate de Beethoven
Pour pétrir un pain sans gluten ?
Qu’advient-il
Si son mitron
Est un adepte du litron ?
Pourquoi se sent-il lessivé
Quand il a fait du pain azyme
Pour les gloutons ?
On peut connaître
Toutes les ficelles de son métier
Et être perdu
Quand on vous dit
Que le pain à la grecque
Est une spécialité de Bruxelles !
Mais surtout
Où est passée sa Pomponnette ?
Partie battre la campagne ?
Mener un mâle à la baguette ?
Fabriquer d’autres bâtards,
Pâton rimant avec chaton ?
La disparition de la minette
Gâche sa journée,
Gâche sa fournée.
Il n’a plus le coeur au boulot
Et l’impression très peu fougasse
Qu’il se trouve au bout du rouleau,
Roulé dans la farine,
Dans un désespoir complet,
Sans munition devant la gruauté du sort,
A ne plus émettre aucun son.
Quand on a mangé son pain blanc
Et chanté « Noir c’est noir »,
Quand on trouve le thé au harem sans pita gore,
Ne reste plus alors
- on ne fait pas les choses à demie
dans l’échec -
Qu’à mettre la tête
Dans le four
Ou à entamer la lecture
De « La Légende des seigles » de Victor Hugo.
Ou à se tirer un coup
- histoire belge ? -
De pistolet ?



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