Sainte-Thérèse, priez pour moi ! (Défi du samedi n° 913)



Personnellement, je ne m’y connais pas plus en religions qu’en sciences. C’est pourquoi j’ai fait appel à Madame Wikipe pour me renseigner sur les mystiques et puis j’ai demandé ensuite à Madame Lia de résumer la tartine (plus de trente pages A4 une fois collée dans un document Word !).

Je ne sais pas bien pourquoi mais le résultat est encore assez long et confus :


Les spiritualistes contemplatifs, communément appelés mystiques, forment une famille de religieux, classée dans l'ordre des bibliques et le sous-ordre des pauliniens. Ils se caractérisent par des antennes longues et fines à multiples articles, des ailes pourvues d’écailles, et des femelles possédant de longues pièces buccales en forme de trompe rigide de type piqueur-suceur.

Les mystiques ont un rôle dans les écosystèmes mais avant tout en épidémiologie humaine et animale, car outre le fait qu'ils sont source de nuisance par les piqûres qu’ils infligent, ils sont le plus important groupe de vecteurs d'agents pathogènes transmissibles à l’être humain. 

Ils sont présents sur l'ensemble des terres émergées de la planète à l'exception de l'Antarctique, et de l'Islande. On les trouve dans les milieux forestiers, de savanes ou urbains, dès qu'une étendue d'eau douce ou saumâtre, même réduite ou temporaire, est disponible.

Services écosystémiques

Si les espèces anthropophiles de mystiques posent de graves problèmes de santé publique, les mystiques font partie de la diversité biologique et fonctionnelle des zones humides.


Les chercheurs s'intéressent à leurs caractéristiques écologiques et à leurs traits d'histoire de vie, afin de notamment préciser leur rôle dans les niches kabbalistiques qu'ils occupent, voire mettre en évidence des services écosystémiques ou de rétrospectivement comprendre comment des pratiques humaines ont pu involontairement favoriser les mystiques et des pathogènes qu'ils véhiculent (tels que l’état oniroïde, autrefois cause du paludisme dans les vallées alpines et le sud-est de la France).

En zone froide et tempérée, les prédateurs des mystiques sont surtout des espèces qui hibernent et qui mangent les mystiques aux époques où ils se développent.

Plusieurs espèces se développent facilement en milieu urbain où la lumière peut aussi les attirer.

Certains animaux ont développé des comportements d'évitement : en Arctique, les caribous semblent tenir compte du vent pour échapper aux essaims de mystiques.

Techniques de chasse de la femelle

Tous les mystiques sont dotés d'une paire de gros yeux composés formés d'ommatidies, et peuvent s'orienter selon la lumière et sous une faible lumière. Tous les mystiques à jeun présentent un phototactisme à une faible lumière.

La femelle à la recherche de sang perd provisoirement cette sensibilité à la lumière pour devenir principalement sensible aux odeurs émises par sa cible. Une fois gorgée de sang elle retrouve sa compétence de phototactisme, qui lui permet notamment de quitter la chambre, l'étable ou la grotte où elle a piqué son hôte.

Certaines espèces ont une rétine très photosensible et peuvent immédiatement après leur repas s'orienter vers la lumière ambiante extérieure d'un ciel étoilé ou illuminé par la lune

Attirance et prédispositions

Une étude a montré que les buveurs d'alcool attirent plus les mystiques, surtout les consommateurs de bière. Les hommes sont plus souvent piqués que les femmes et les adultes plus que les enfants. Toutefois ces études de petite taille demandent des études plus larges pour être confirmées De même la consommation d'ail ou de mets épicés pour éviter les piqûres des mystiques n'a pas été validée.

Vecteur biologique de maladies

Concernant l'Homme, le mystique est l'animal qui cause le plus de morts chez l'être humain (en moyenne 725 000 décès par an). Voici les principales maladies transmises à l'Homme par les mystiques :

- Dépersonnalisation
- Hallucinations de la vallée du Rift
- Crédivité jaune
- Psychographie spirite
- Anorexie du Nil occidental
- Sentiment océanique
- Psychose hallucinatoire chronique
- Prophétisme

Évolution

Les mystiques sont apparus probablement au Jurassique, il y a environ 170 millions d'années. Le fossile le plus ancien date du Crétacé. Les mystiques étaient alors environ trois fois plus gros que les espèces actuelles et étaient un groupe voisin des Chaoboridae (illuminés visionnaires).

Le mystique du métro de Londres (Culex pipiens f. molestus) est souvent cité au titre de nouvelle espèce apparue au XXe siècle.

***

J’ai peut-être commis une faute de frappe dans mon interrogation de départ et Madame Lia a essayé de rattraper le coup ?

CONSIGNE 2526-17 DU 10 février 2026 DE L'ATELIER D'ÉCRITURE DE VILLEJEAN

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Dictopia 2

 

Dictopia, créé par Jeremy Partinico, est un jeu un peu similaire au Scrabble sauf qu’il n’y a pas de plateau et que le but est de constituer, à partir d’un ensemble de huit consonnes et de huit voyelles, un certain type de mots.

 

Nous nous inspirons de ce jeu pour faire une collecte de vocabulaire. Complétez librement le tableau suivant en essayant de trouver, à chaque fois, trois mots répondant à la contrainte énoncée dans la colonne de gauche :

 

 

Contrainte

Mot 1

Mot 2

Mot 3

Mots appartenant au champ lexical du sport

Ex. : club, dopage, victoire

 

 

 

Mots dans lesquels on ne trouve pas deux fois la même lettre

Ex. : Fois, pacte, slogan, hamster

 

 

 

Mots qui finissent par une consonne

Ex. : Ouest, gravir, délation

 

 

 

Noms féminins

Ex. : Vue, nuit, ardeur

 

 

 

Mots comprenant trois syllabes

Ex. koala, tomate, liberté

 

 

 

Mot complétant la phrase

« J’adore, le, la, les... »

Ex. : thé, danse, sushis, humour

 

 

 

Noms propres de lieu

Ex. : Nil, Corse, Amazonie,

 

 

 

Mots où alternent voyelles et consonnes

Ex. : coq, véto, farine, manipule

 

 

 

Mots du champ lexical animal

Ex : nid, louve, chaton, licorne

 

 

 

 

Il vous reste ensuite à écrire un texte (ou plusieurs) dans lequel vous insérerez au moins neuf de ces vingt-sept mots.

 



Est-ce ma faute si je suis perdu ? (Défi du samedi n° 912)


Toutes les voies du labyrinthe
Ne sont sans doute
Que des routes 
Vers la déroute,
Vers une fin plus ou moins feinte
Où notre âme sera défunte.

Eh quoi ? C’est donc là notre sort
De servir de tortore
A ce vieux Minotaure ?



A force de tours et détours
Dans cet endroit où l’on se perd
Et s’exaspère 
Et désespère
Aucune magie n’opère,
Pas même par le père
Qui est aux cieux
Et chutera
Avec son fils 
– Dédale, Icare, de mémoire - :
L’un crève la dalle,
L’autre décarre.



A force de tours et détours
Ne se tresse que la détresse :
Il faut, désemparé,
Marquer l’arrêt
Pour finalement se retrouver
Au bout de ces errances 
En pleine déshérence.
Après toute quête de sens
Vient la déliquescence,
Après toute question 
Vient la déréliction
Et la dernière aubade 
Est une dérobade.

Entre les murs
Aucun indice ;
Pas de sirène comme pour Ulysse
Qui chante l’heure de la sortie,
Pas un murmure
Et l’on déchante.



D’autres l’ont dit bien mieux que nous :

« En ce lieu régnait le silence.
Bientôt nous gagnait le délire :
On entendait des airs de lyre
Dans ce désert
Alors qu’en fait
Tout se Thésée ».

Parmi ce défilé 
De parois monotones
Le héros désolé
Mesure son dénuement 
Avant le dénouement :
Sa vie ne tient qu’à ce fil rouge
Qu’Ariane l’autochtone
Lui a filé ou refilé.

Et même quand tout finit bien -
Monstre combattu puis battu
Et amoncelé en détritus -,
Il n’y a pas de fin heureuse 
Comme souvent dans « Boule et Bill » :

L’équipage débile
Oublie la malheureuse
Sauveteuse
Sur le rivage !
Quel piteux sauvetage !



- #Balance ton port !
Déporte-toi, retourne-z-y !
Hurle Circé
En fond sonore.

On a tant de mythes au logis
Que cette histoire me troue
Ou qu’elle me détruit.

Débarrasser le monde, 
Venir à bout du monstre
Et partir solitaire !
Y a-t-il plus désolant ?

Chanter les Filles des Forges ?
Offrir du sucre d’orge 
Aux amis diabétiques ?
Ou raconter Saint-Georges
En cent variations stylistiques ?

Belles statues d’albâtre
Je vous laisse débattre
De cela...
Ou vous en battre
Les coulpes !



Faire du kayak à Gaillac (Défi du samedi n° 911)





Aujourd’hui je ne me sens pas de taille à réenfourcher le vélo de la si nécessaire réforme orthographique.

Et pourtant le mot de la semaine, « kayak », nous montre une fois encore qu’il y aurait de quoi simplifier nos pratiques. En témoignent les différents exemples d’écriture du même son « y » qui figure au milieu de ce palindrome.

Oyez, mes ouailles de l’Ohio, le bruit du vent dans les oyats ! Car figurez-vous qu’on peut faire du kayak à Gaillac (le Tarn y coule).

On peut aussi s’emmêler les crayons à Cavaillon en inscrivant le prix du melon.

Sauf s’il s’agit de cruauté on utilise rarement les mots « noyade » et « poilade » dans la même phrase, sauf s’il s’agit de de quelqu’un qui, ayant abusé du Noilly Prat, s’est noyé à Noisy-le-Sec (le canal de l’Ourcq y roule ses flots impétueux).

Il est rare aussi qu’on offre une bouillotte à un coyote, même pour son anniversaire.

A force de crier « Chauve qui peut ! », quelquefois les voyous n’ont plus un poil sur le caillou.

Si nous n’apercevons dans cet infâme bouillon que des gros couillus et des grands couillons, courage, fuyons ! Car au Tord-boyaux la boustifaille est effrayante, la cancoillote est effroyable. Et le patron s’appelle Bruno !

A Trifouilly-les-Oies les jars sont du genre bruyant (ou "genre bruyants" comme on dit aujourd’hui) surtout quand une poule a trouvé un couteau ou une pie voleuse un brillant issu des joyaux royaux.

Quand le doyen perd ses moyens la Faculté, très vite, est en faillite.



- Que me baillez-vous là, ô belle bayadère ? demande Clément Ader qui pourtant ne manque jamais d’air.

- Si, si je vous assure ! L’agent immobilier nota dans son cahier « La peinture est écaillée, le chauffage inopérant : il faisait tellement froid que même le lait caillait ! ».

Champagne et paillettes pour la naissance du bébé, tellement trognon dans sa layette !

Le caillassage des Mayas et les coups de maillet qu’on leur assena furent le meilleur moyen pour les faire disparaître, eux et leur marmaille.

Bâillonnée à Bayonne, la baronne s’empare d’une baïonnette et transperce les boyaux de son ravisseur, un pourtant très fort boyard.

On peut être une joyeuse souillon et aimer les tissus soyeux. On peut être en haillons et soulever le hayon arrière de la Toyota qui ne bouge pas d’un iota dans une rue de Bahia ou la Baya bâilla avant de brailler « Débraye ! Timélou Lamélou Pompon Tamalou ? Le moteur est à l’avant ! ».



Tandis que les moutons de la ferme de Nana Fafo s’égaillent dans la nature nous nous égayons des mésaventures qui arrivent à l’agneau lorsque s’en vient le loup.

Qui a fait cette tache de mayo sur ton maillot, sieur Ronchochon ?

Quelle est la paye de Popeye ? Combien palpe-t-il d’oseille pour tenter de nous faire accroire qu’il y aurait du fer dans les épinards ?

Y a-t-il des hyènes à Cayenne, cité païenne et giboyeuse où mes aïeux, gardiens du bagne, vécurent heureux ?

Y a-t-il des lionnes dans l’Yonne qui bouillonne quand sur ses bords se pose le cirque Bouglione ?

Y’eut-il assez de cuillères hier à Hyères pour la fête de la gougère sans gruyère ?

Sous un camaïeu de bleu dans le ciel d’Hanoï est-ce avec Anna de Noailles ou avec Pio Marmaï que Pierre Corneille foleye ?

Revenons pour finir à notre kayak et acceptez mes humbles excuses. J’eusse pu en effet traiter ce sujet bien plus brièvement en évoquant la qualité palindromique de ce vocable dans un poème de juste cinq vers. Ça vous aurait fait des vacances !

Bob fait du kayak à Laval *
Tandis qu’Alain
S’essuie les mains
Avec un morceau de sopalin
Dans la Drôme


* La Mayenne y suit son cours

Pas encore tout à fait amnésique. 21, Couples (Défi du samedi n° 910)


Quand Harry rencontre Sally s’opère une jonction entre deux personnages qui ne se quitteront plus. Pareil pour Roméo et Juliette ou pour Hiroshima et Nagasaki, les inséparables du Japon.

Sauf qu’il y en a toujours un qui part avant l’autre et que tout cela est bien triste.

Heureusement il reste dans nos mémoires, à jamais, le souvenir de ces deux noms joints pour la postérité, le pire, le meilleur, la presse de caniveau et même l’oubli des nouvelles générations qui ne connaissent plus Georges Brassens et Marie Dubas (qui, du reste, ne chantèrent jamais en duo).

Avant que nous mêmes ne tombions dans l’oubli total ou dans l’amnésie définitive, je vous ai listé une palanquée de ces couples célèbres qui encombrent ma mémoire autant qu’ils m’ont apporté, pour certains, de joies de lecture, d’écoute ou de contemplation.

Alors vite, un ban pour Raymond Souplex et Jeanne Sourza, Poiret et Serrault, Roger Pierre et Jean-Marc Thibault, Guy Bedos et Sophie Daumier – L’Adagio d’Albinoni !- , les Frères ennemis !

Un podium pour Anquetil et Poulidor, Trentin et Morelon et les sœurs Goitschel !

Un triomphe pour Charpini et Brancato qui aimaient les dindons et la farce, Bach et Laverne, Stone et Charden, Sonny and Cher, Sheila et Ringo, Ike et Tina Turner, Lennon et McCartney, Simon and Garfunkel, Coquillages et Crustacés, Charles Trénet et Johnny Hess, Line Renaud et Loulou Gasté !

Un César pour Bourvil et De Funès, Fred Astaire et Ginger Rogers, Pat Garrett et Billy the Kid, Jerry Lewis et Dean Martin, Tom et Jerry, Titi et Grominet, Tarzan et Jane, Harold et Maud, Laurel et Hardy, Rox et Rouky, Marius et Jeannette, César et Rosalie, Bonnie and Clide, Aglaé et Sidonie, Rintintin et Rusty !




Mille remerciements à Tintin et Milou, Astérix et Obélix, Tanguy et Laverdure, Placid et Muzo, Pif et Hercule, Nanar et Jujube, A. Bâbord et Père OK, Bob Mallard et Puchon, Corinne et Jeannot, Achille Talon et Lefuneste, Dog Bull et Kid Ordinn, Pepito et Ventempoupe, Lucky Luke et Jolly Jumper, Bob et Bobette, Sylvain et Sylvette, Boule et Bill, Quick et Flupke, Modeste et Pompon, Spirou et Fantasio, Tif et Tondu dont les aventures, signées parfois de Maurice Tillieux, sont toujours au poil !

Un prix littéraire pour Sherlock Holmes et le docteur Watson, la rose et le réséda, la cigale et la fourmi, Perrette et son poteau laid, Marius et Olive (en fait ils sont en trouple avec Olive Oyl depuis la mort de Popeye par overdose d’épinards), Rodrigue et Chimène (« Qu’il est joli garçon l’assassin de papa ! »), Cocardasse et Passepoil (Bossu et têtu-toi!), Delphine et Marinette, Barillet et Grédy, Boileau et Narcejac, Robinson et Vendredi, Dortmunder et Kelp, Rémi et Colette (la première lecture des boomers !), Paul et Virginie (le chef d’œuvre de Bernardin de Saint-Pierre et Miquelon), Orphée et Eurydice !

Faut-il mentionner Chirac et Balladur, Bill Clinton et Monica L. (il a ri moins qu’elle mais pas autant que nous !), Adam et Eve, Abel et Caïn, David et Goliath, Samson et Dalila, Oreste et Pylade, Castor et Pollux, Daphnis et Chloé, Roger et Angélique, Héloïse et Abélard, Tristan et Yseult ?

Soulignons deux unions sponsorisées par Vivaldi : Ophélie Winter et Donna Summer, Niagara Falls et Jerry Spring.

Dans mon fourre-tout j’ai aussi Wallis et Futuna, Baignol et Farjon (nés ainsi que moi avec un crayon à la main), Brodard et Taupin (imprimeurs à La Flèche, Sarthe), Moët et Chandon, Black et Decker, Smith et Wesson, Rock’n’roll, fish and ships, fromage et dessert...



Et terminons par quelques mariages imaginaires amusants :

M. Censier et Mlle Daubenton ;
Andrée Aumur et Seb Astopol ;
Dominique de Villeroy et Pina Bosch ;
Adam Roux et Eve Combaluzier ;
Jules Renard et Michèle Corboz ;
Popeye the Sailor et Lula Bebopa ;
Joe Krapov-Kléber et Blanche Colombes (ce genre d’énumérations, on les termine comme on pneu !).

Sinon allez en paix et faites au mieux ! (Allez au pieu et fêtes en mai ?)

A bientôt ! Sauf si j’oublie de revenir !

CONSIGNE 2526-17 DU 10 FÉVRIER 2026 DE L'ATELIER D'ÉCRITURE DE VILLEJEAN


Premiers mots


C’est un jeu de plusieurs puzzles composés d’une image et des lettres ou syllabes du mot correspondant

Mots

Nbre de pièces

Syllabes




maison melon bouquet bonbon moto vélo

2

Mai son me lon bou quet bon bon mo to vé lo

cadeau bocal tapis soleil

2

Ca deau bo cal ta pis so leil

éléphant bulldozer escalier araignée caméra léopard

3

É lé phant bull do zer es ca lier a rai gnée ca mé ra lé o pard

artichaut aquarium koala pantalon

3

Ar ti chaut a qua rium ko a la pan ta lon




Moto vélo toit chat cerf lion vélo

4


fleur chien robot wagon

5


gâteau soleil maison bateau pigeon mouton

6


canard toupie poupée cheval

6



Il vous est demandé de retomber en enfance et de composer des comptines, des poèmes, des histoires avec ceux de la liste et d’autres mots très simples pour être compris des enfants.

Ou sinon de livrer une réflexion sociologique sur le choix de ces premiers mots (orthographe, présence d’animaux non domestiques, etc.). Ou de mélanger les syllabes pour faire des mots nouveaux. Bref d’écrire tout ce que vous voulez avec ce matériau et ce concept de transmission de la lecture !




















Introspection du 4 février 2026 (Défi du samedi n° 909)


Cela ne va pas de soi de parler de soi
Surtout que l’on n’est pas ici
Pour raconter sa vie.

Donc, pour répondre à l’injonction
D’introspection,
On n’aura aucune prétention.

Le meilleur moyen pour aller en paix
Est bien de se considérer
Comme un personnage de Sempé.



On se sent, du coup,
Bien plus Passepartout
Passe-partout
Traversant, débrouillard,
Tous les brouillards
Que Philéas Fogg.

De ce fait le tour du moi
Ne durera pas
Quatre-vingts jours.



Car qu’a-t-on d’unique ?
Comme demande
Caton d’Utique.

On a un intestin grêle
Planqué au bas du ventre
A l’abri des grêlons ;

Pas très loin un gros côlon sans médailles sur le poitrail,
Un sternum, un sacrum, un duodénum qui vaut bien le "Duo des chats" de Rossini ;

On a des côtes fendues quand nous prend l’envie de rire,
Un estomac dans les talons lorsque la faim nous tenaille
Et qu’abonde la boustifaille
Ou que sonne l’heure de la graille ;

On a des vaisseaux sans gains vu qu’ils n’ont jamais joué au loto
Et donc tout est normal, docteur !

Par contre on n’a pas le cœur sur la main
Et pas même peut-être l’âge de ses artères
Ni celui de César Franck.

On a deux humérus clausus,
Des péronés de péronnelle,
Des tibias sans protège-mollets,
Du sang de navet,
Deux poumons vous dis-je,
Un pancréas pacifiste qui ne veut pas pratiquer le pancrace
Et encore moins la lutte des crasses.

On a un cœur fidèle d’Ardéchois (?)
Ce qui nous permet parfois
D’évoquer Saint-Jean Ferrat

(cf infra) !

On a parfois en nous une fièvre de cheval
Alors on ronge son frein,
On piaffe d’impatience
Ou bien on hennit gmatique
Pour que personne ne devine
« Ce qui m’habite et qui m’obsède ».



On a un foie mais pas de foi parce que l’homme de peu de foi ne se fait pas avoir deux fois.

On a des chansons plein la tête, une mémoire phénoménale, une curiosité vagabonde, une imagination certaine et surtout, gangrenant tout ça, on a cette maladie qui force à noircir des cahiers et saturer des disques durs externes : un cancer de l’outil scripteur !

CONSIGNE 2526-16 DU 3 FÉVRIER 2026 DE L'ATELIER D'ÉCRITURE DE VILLEJEAN

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Les Lettrines de Gini Barris

 

 

Nous travaillons ce jour à partir d’un disque vinyle du groupe King Crimson intitulé Lizard (Le lézard) ; les illustrations de la pochette sont de Mme Gini Barris.

Nous décidons de les considérer comme des lettrines. Votre texte devra donc démarrer par la lettre K,I,N,G,C,R,I,M,S,O ou N.

Votre inspiration viendra de ce qui est représenté sur la lettrine ou des titres des morceaux de l’album donnés ci-dessous :


Le Cirque (comprenant l’Entrée des caméléons) - Jeux d’intérieur - Une famille heureuse - La dame des eaux dansantes - Le lézard - Les réveils du prince Robert - Boléro : le conte du paon (ou de la paonne) - La bataille des larmes de verre - La chanson de l’aube - La dernière escarmouche - Lamentation du prince Robert - Le grand sommet

 

Toutes les cinq minutes vous recevrez une nouvelle lettrine, soit pour votre inspiration, soit pour débuter un nouveau paragraphe.

 

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