Le Cahier de brouillon de Joe Krapov
Ambiance (Agent d') (Défi du samedi n° 927)
CONSIGNE 2526-30 DU 9 JUIN 2026 DE L'ATELIER D'ÉCRITURE DE VILLEJEAN
Voici une autre liste de mots disparus du dictionnaire Larousse. Saurez-vous les utiliser de manière à réécrire une fable, une chanson, un poème ou un texte connus en remplaçant les mots par des mots comprenant le même nombre de syllabes ? Vous pouvez modifier la syntaxe et inventer vous-même des mots dérivés de ceux-ci pour respecter les rimes des poèmes.
Si l’exercice vous paraît trop difficile, écrivez un texte dans lequel vous insérerez au moins huit de ces mots en faisant comme s’ils étaient compréhensibles de tout le monde aujourd’hui.
Verbe |
Nom masculin |
Nom féminin |
Adjectif |
Adverbe |
Gabarier |
galantin |
géline |
gâcheux |
grotesquement |
Se gaudir |
gargotage |
gobille |
grasset |
luxurieusement |
gasconner |
garus |
gorgerette |
hyémal |
maussadement |
giboyer |
gibelet |
gueusaille |
ignicole |
monacalement |
gobelotter |
guilleri |
grattelle |
indigète |
mondainement |
godailler |
hachereau |
hyperdulie |
kysteux |
mystiquement |
gueuser |
halot |
jaserie |
lanice |
couardement |
harper |
icoglan |
jarosse |
laqueux |
|
holllander |
jaseron |
macaronée |
malévole |
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interfolier |
kabak |
macque |
malpeigné |
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jobarder |
lendore |
mandore |
Mignot,e |
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jouailler |
lucumon |
margot |
morbifique |
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liarder |
maltôtier |
métalepse |
multiflore |
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Se mécompter |
marasca |
mignotise |
Duret,te |
|
morguer |
masulipatam |
muscadelle |
diadelphe |
|
mugueter |
méchef |
étrape |
Coriacé,e |
|
camphrer |
chaudeau |
cirure |
chancreux |
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caloyer |
cadis |
cacade |
bursal |
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bistrer |
boucaut |
berle |
besaigre |
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aborner |
bard |
basquine |
aquatile |
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empoisser |
amict |
baïoque |
aduste |
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Textes suggérés pour une traduction en « Larousse ancien » :
Début de Du côté de chez Swann / Proust
Chansons de Charles Trénet, Georges Brassens, Serge Gainsbourg, Jacques Brel, Edith Piaf, etc.
Les Zazous (Défi du samedi n° 926)

Ils ont fichu le bazar avant que les Uhlans ne débarquent à Paris. Les zazous ! Ahuris !
Ils ont joué les affreux devant tous les oukases de la mode bourgeoise. Les zazous ! Pauvres nazes !
Ils n’avaient pas besoin de visa pour détester la zoubida ! Les zazous ! Quels fadas !
Aux ave, aux pater et aux bénédictions urbi et orbi de Pie XI et Pie XII ils ont répondu par les aventures-délires impies de Bibi Fricotin et Razibus Zouzou ! Les zazous ! Quels voyous !
Ils ont mieux aimé la folie des avanies du jazz, du swing que la danse des ours et surtout celle des jours qui se suivent et se ressemblent. Les zazous ! Devant eux l’ennui tremble.
Ils ont pris Saint-Lazare pour la gare d’où s’en vont tous les trains oulipiens vers une littérature qui raille et qui déraille. Les zazous ! Quelles canailles !
Ils ont mis les adjas devant les oustachis. Les zazous ! Et pourquoi pas « Vive l’anarchie ! » ?
Ils ont rêvé de Zsa Zsa Gabor et n’ont pas voulu voir les lendemains du masseur dans la culotte du zouave au pont de l’Alma mater quand la dolorosa et le Materazzi cherchent des noises à Zizou à propos de pilier et de Mercedes Benz compresseuse de princesse. Les zazous ! Quelle tristesse !
Ils ont, comme Zazie, pratiqué sans ticket des outrances dans le métro, exhibé sans chiqué leurs minables abdos et leurs outrecuidances. Lez zazous ! L’Anti-France !
Ils ont été désagréables - du style « Colza mon cul, veux-tu, Yvette, car ma tête est très oublieuse !» et ont commis bien des outrages envers les bonnes mœurs, la bonne mère et les bonnes mûres. Les zazous ! Que des enflures !
Ils ont porté des falzars tellement courts qu’on n’a pas eu besoin d’y coudre des ourlets. Les zazous ! Tous des cinglés !

Ils ont semé la zizanie chez les Zoulous, chez les Aztèques, à Knokke-le-Zoute, joué du jazz afghan au kazoo, enflammé le Zaïre, mis le feu chez les Ougandais, se sont drogués à Ibiza, à Katmandou ou je ne sais où. Les zazous ! Rien que des fous !
Ils ont fini dans la tisane de l’oubli, oubliés de tous les pedzouilles qui ne jurent plus que par Chat GPT, madame Lia, la terre plate et le vaccin nul.
Mais, surtout,
Vivent les zazous !
CONSIGNE 2526-29 DU 2 JUIN 2026 DE L'ATELIER D'ÉCRITURE DE VILLEJEAN
Voici quelques expressions régionales ou utilisées dans un pays francophone ou ailleurs, relevées dans un des « Carnets d’expression » de Pépito Matéo, conteur, acteur et auteur.
Essayez d’en glisser trois ou quatre dans un texte qui parlera d’une région que vous n’habitez pas, que vous n’habitez plus ou dans une histoire où vous décrirez les habitant·e·s d’un pays imaginaire.
Expression |
Traduction |
Origine |
Avoir le rhume de fesses |
Avoir la diarrhée |
Sénégal |
Un ras le bonheur |
Une mini-jupe |
Québec |
Azorer |
Réprimander fortement |
Québec |
Placoter |
jacasser |
Québec |
Un cocolet |
Un enfant gâté |
Suisse |
Un couratier |
Un coureur de jupons |
Suisse |
Être brossu |
Être mal luné |
Suisse |
Une palenteuse |
Une personne douée de ses mains |
Suisse |
J’vous aime bien mais j’me préfère |
Se dit pour s’éclipser d’une soirée |
Burkina |
Avoir le cerveau en argile |
Être stupide |
Angleterre |
Avoir les pieds froids |
Etre timoré |
Angleterre |
Redresser les concombres perdus |
Arranger les choses |
Bulgarie |
Marcher à pieds de chaussettes |
Ne pas avoir mis de chaussures |
Nord-Pas-de-Calais |
Donner à manger aux poissons |
Aller vomir |
Bretagne |
S’esclafouérer |
Tomber en se répandant |
Limousin |
Les paroles lui sortions d’la goule comme les crottes d’o chu de la chèvre |
Etre bavard |
Poitou |
Marcher en caricouillette |
Marcher les jambes arquées |
Montauban |
Arriver à la fumée des cierges |
Arriver en retard |
Normandie |
Muche tin cul, v'la ch’garde |
Fais gaffe à toi |
Nord-Pas-de-Calais |
Etre taillé dans un bâton à sucette |
Etre un gringalet |
Normandie |
Une panosse |
Une serpillière |
Savoie |
Boutonner Carvin avec Epinoy |
Boutonner dimanche avec lundi |
Nord-Pas-de-Calais |
S’entrucher |
Avaler de travers |
Champagne |
L’oiseau est sur la branche |
C’est l’heure de l’apéro |
Brest |
On va s’enfiler une r’nampée sul coin du musiau |
On va boire un coup |
Tours |
Encore un bistrot-mémoire ? (Défi du samedi n° 925)
Mais bien sûr que si, que c’était mieux avant !
Autrefois, au moins, la connerie était réjouissante ! C’est ce qui ressort de l’« examen mémoriel » auquel je viens de me livrer à partir du mot « yodel ».
La dernière référence « culturelle » émergée à l’instant le prouve : c’est le « Yodoloï E.T. » des Charlots ! Je crois bien que je possède encore ce disque vinyle à la gloire du plus tyrolien de nos extra-terrestres !
Ce qui est venu en premier, à vrai dire, en lisant «yodel » c’est le nom de Mary Schneider et le souvenir de Philippe « La Prochaine fois je vous le chanterai » Meyer qui vouait à cette chanteuse australienne une admiration sans autre borne que la hauteur des Alpes ou celle du contre-ut de la dame. Là encore j’ai dans ma discothèque des MP3 collectés en « pire tout pire » grâce aux connexions installées at home par notre hacker préféré : dans la famille Krapov, je demande le fils-geek !
https://www.youtube.com/watch?v=iwsUSUfol4k
https://www.youtube.com/watch?v=y1XtnlCEXgI
Une preuve supplémentaire que c’était mieux avant : on n’avait pas besoin de causer l’engliche pour (ne pas) se faire comprendre des personnes auxquelles qu’on cause !
Avançons car les références sont comme les p’hiboux : elles pullulent ! Si vous croyez qu’en partant du mot « yodel » vous allez échapper aux problèmes de traduction, vous vous mettez le didgeridoo ou son équivalent en forme de trompe suisse (le cor des Alpes ! ) dans l’oeil jusqu’aux croquenots de style Vieux campeur. En effet la deuxième référence qui m’est venue à l’esprit n’est autre que cet album d’Arlo Guthrie, « Last of the Brooklyn cow-boys ». Le Dernier des cow-boys de Brooklyn plutôt que le Le Dernier cow-boy de Brooklyn. Qu’en pensez-vous ?
Je me souviens d’avoir entendu le premier morceau de cet album à sa sortie, en 1973, sur Europe n° 1. A l’époque cette radio périphérique était encore audible. Ce premier morceau est un traditionnel irlandais joué au violon par Kevin Burke. Le yodel transatlantique apparaît sur ce disque dans un morceau intitulé « Lovesick blues ». On peut l’entendre aussi, dans une version plus sage de Rosemary Standley, sur la B.O. du film « Camping du lac », une histoire quasi documentaire tournée au lac de Guerlédan (Bretagne intérieure).
Un exemple plus récent de yodel nous a été offert par les frères Coen sur la B.O. de leur film « O’ brother » avec « In the jailhouse now ».
https://www.youtube.com/watch?v=mZI54Y8qf70
Pour terminer, j’en suis le premier désolé, je ne chanterai pas de yodel pour vous. Je ne rentrerai que tard à la maison ce vendredi. Peut-être trouverai-je un enregistrement de « Au joyeux Tyrol », un air tiré de "L’Auberge du Cheval blanc » que j’ai tenu à mettre dans ma guitare.
Yodeli hi hi,
Yodeli hi ho,
Yodeli ho !
CONSIGNE 2526-28 DU 26 MAI 2026 DE L'ATELIER D'ÉCRITURE DE VILLEJEAN
Osez Joséphine !
Joséphine Lebard est une journaliste et autrice qui tient une chronique d’une page, intitulée « Soit dit en passant », dans le magazine La Croix L’Hebdo. Elle y parle de la vie de tous les jours et assez souvent, de son quotidien de mère de famille investie dans sa ville.
Chaque chronique a un titre, une phrase mise en exergue et un texte sur trois colonnes.
A partir d’une de ces chroniques, des différentes phrases d’amorce et des titres des chroniques distribuées, ou à partir de rien, pouvez-vous « oser Joséphine » et rédiger une chronique similaire voire deux si l’inspiration vous vient rapidement ?
Faire silence - Faites place ! - L’art de la joie - L’Homme qui lit - La Constellation - La Fin des vacances - La Té-lit-travailleuse - La Violence des jardins - Le théorème de l’ostéo - Le Triomphe des gentils - Nièces et neveux - Où sont les femmes ? - Pas d’âge pour les raconteurs d’histoires - Rome, version floue - Saint Valenquoi ? - Un été de carte postale - Un gentil appartement
***
Si vous avez besoin d’une étude comparative des meilleurs cafés de musées, mon fils est l’ado de la situation.
Entre femmes, nous parlions à un volume normal. Avec les hommes, nous avons dû forcer la voix pour nous faire entendre.
Bien sûr, travailler au lit ce n’est pas terrible… Mais cela offre quelques réconforts immédiats.
Moins mais mieux ? Pour le coup, cette histoire-là sonne un peu comme un conte à dormir debout.
C’est toujours une joie de recevoir un message qui dit que notre texte a résonné chez un lecteur.
En quelques secondes à peine, la septuagénaire a le visage d’une enfant. Une enfant qui joue.
C’était beaucoup de devoir encaisser les chocs esthétiques et les troubles qui agitent une jeune personne.
Je suis récompensée d’une petite personne qui vient se lover contre moi et qui fleure bon le shampoing et la compote de pommes.
Je suis aussi reconnue comme experte de la salade de poulpe et des questions rose et marron du Trivial pursuit.
Le Christ a passé quarante jours dans le désert, lui peut bien passer quarante jours sans assistance.
Grosse faille dans son éducation : nous n’avons jamais abordé le chapitre « nutrition des oies » ces dernières années.
Je crois que les demeures conservent le bonheur des précédents propriétaires et en font bénéficier les nouveaux.
Au verso, cela parlait pique-nique sur l’autoroute, baignades, parents pénibles, fratrie insupportable.
Nous avons toutes fait l’expérience de ces conversations non choisies avec des mâles qui avaient jeté leur dévolu sur nous.
Qui sont ces égoïstes qui étalent sans vergogne leurs mètres carrés de verdure piquetés de pâquerette ?
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Le Parti pris de la xylographie (Défi du samedi n° 924)
CONSIGNE 2526-27 DU 19 MAI 2026 DE L'ATELIER D'ÉCRITURE DE VILLEJEAN
Sub/objectif est une revue de photographie de l'Université de Rennes dans laquelle on publie des photos argentiques, essentiellement en noir et blanc. Nous avons ôté les agrafes centrales de ce portfolio. Pour les besoins de l'édition les photos se sont trouvées associées deux par deux sur une feuille 21 x 29,7 cm au format paysage. Le hasard fait donc voisiner une image de montagne et une boîte aux lettres, un chat et un chien, etc.
Le hasard ? Un simple voisinage ? Peut-être, mais vous qui êtes le "Deus ex machina" ou un·e écrivant·e imaginati·f·ve ce jour, vous allez nous raconter le lien qui existe entre ces deux photos, ce qui se passe entre les deux. Rédigez un récit qui sera inspiré et illustré par ces deux photos.





















