Que voulez-vous que je devine
Par l'examen de la nuée ?
Que, sans intervention divine,
La planète est exténuée ?
Dans ces grands paquets de coton
Observer le vol des oiseaux ?
Parfois ils quittent nos coteaux
Pour chercher meilleure saison.
Cela est-il de bon augure
Pour l'ample geste du semeur,
L'intempérie qu'on préfigure
Et l'agriculture qui meurt ?
Je ne suis pas Maïakovsky
Lequel vêtit, tailleur oblong,
Au temps des cadavres exquis
Un nuage d'un pantalon !
Je ne ressemble pas vraiment,
N'ayant le crâne rasibus
Ni le cheveu interrogeant
Au brave professeur Nimbus.
Laissez-moi vivre en poésie
Devant la peinture mystère !
Tant pis si c’est de l’hérésie,
Si l’avenir est délétère !
Dans cette ivresse où il macère
Au fond qu’est-ce que cela fait
Que je ne lise pas les viscères,
Encore moins le marc de café ?
Est-ce vraiment fondamental
De voir qu’on ne sait où on va ?
Tourne la boule de cristal,
Peut-être qu’il y neigera !
Nul nuage n’est anodin,
Toute parole est anxiogène
Tout est clair comme du Boudin,
C’est toi qui hallucines, Eugène !
Trouver beau, l’air de rien,
Le merveilleux des nuages
C’est un peu comme entendre
Le froufrou des étoiles
A l’auberge de la Grande ourse !
Sans besoin de rien (en)fumer !






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