Faire du kayak à Gaillac (Défi du samedi n° 911)





Aujourd’hui je ne me sens pas de taille à réenfourcher le vélo de la si nécessaire réforme orthographique.

Et pourtant le mot de la semaine, « kayak », nous montre une fois encore qu’il y aurait de quoi simplifier nos pratiques. En témoignent les différents exemples d’écriture du même son « y » qui figure au milieu de ce palindrome.

Oyez, mes ouailles de l’Ohio, le bruit du vent dans les oyats ! Car figurez-vous qu’on peut faire du kayak à Gaillac (le Tarn y coule).

On peut aussi s’emmêler les crayons à Cavaillon en inscrivant le prix du melon.

Sauf s’il s’agit de cruauté on utilise rarement les mots « noyade » et « poilade » dans la même phrase, sauf s’il s’agit de de quelqu’un qui, ayant abusé du Noilly Prat, s’est noyé à Noisy-le-Sec (le canal de l’Ourcq y roule ses flots impétueux).

Il est rare aussi qu’on offre une bouillotte à un coyote, même pour son anniversaire.

A force de crier « Chauve qui peut ! », quelquefois les voyous n’ont plus un poil sur le caillou.

Si nous n’apercevons dans cet infâme bouillon que des gros couillus et des grands couillons, courage, fuyons ! Car au Tord-boyaux la boustifaille est effrayante, la cancoillote est effroyable. Et le patron s’appelle Bruno !

A Trifouilly-les-Oies les jars sont du genre bruyant (ou "genre bruyants" comme on dit aujourd’hui) surtout quand une poule a trouvé un couteau ou une pie voleuse un brillant issu des joyaux royaux.

Quand le doyen perd ses moyens la Faculté, très vite, est en faillite.



- Que me baillez-vous là, ô belle bayadère ? demande Clément Ader qui pourtant ne manque jamais d’air.

- Si, si je vous assure ! L’agent immobilier nota dans son cahier « La peinture est écaillée, le chauffage inopérant : il faisait tellement froid que même le lait caillait ! ».

Champagne et paillettes pour la naissance du bébé, tellement trognon dans sa layette !

Le caillassage des Mayas et les coups de maillet qu’on leur assena furent le meilleur moyen pour les faire disparaître, eux et leur marmaille.

Bâillonnée à Bayonne, la baronne s’empare d’une baïonnette et transperce les boyaux de son ravisseur, un pourtant très fort boyard.

On peut être une joyeuse souillon et aimer les tissus soyeux. On peut être en haillons et soulever le hayon arrière de la Toyota qui ne bouge pas d’un iota dans une rue de Bahia ou la Baya bâilla avant de brailler « Débraye ! Timélou Lamélou Pompon Tamalou ? Le moteur est à l’avant ! ».



Tandis que les moutons de la ferme de Nana Fafo s’égaillent dans la nature nous nous égayons des mésaventures qui arrivent à l’agneau lorsque s’en vient le loup.

Qui a fait cette tache de mayo sur ton maillot, sieur Ronchochon ?

Quelle est la paye de Popeye ? Combien palpe-t-il d’oseille pour tenter de nous faire accroire qu’il y aurait du fer dans les épinards ?

Y a-t-il des hyènes à Cayenne, cité païenne et giboyeuse où mes aïeux, gardiens du bagne, vécurent heureux ?

Y a-t-il des lionnes dans l’Yonne qui bouillonne quand sur ses bords se pose le cirque Bouglione ?

Y’eut-il assez de cuillères hier à Hyères pour la fête de la gougère sans gruyère ?

Sous un camaïeu de bleu dans le ciel d’Hanoï est-ce avec Anna de Noailles ou avec Pio Marmaï que Pierre Corneille foleye ?

Revenons pour finir à notre kayak et acceptez mes humbles excuses. J’eusse pu en effet traiter ce sujet bien plus brièvement en évoquant la qualité palindromique de ce vocable dans un poème de juste cinq vers. Ça vous aurait fait des vacances !

Bob fait du kayak à Laval *
Tandis qu’Alain
S’essuie les mains
Avec un morceau de sopalin
Dans la Drôme


* La Mayenne y suit son cours

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