Lambrisons-là ! (Défi du samedi n° 877)
Musique funéraire pour banc de crevettes (Défi du samedi n° 876)
Jubilations mandoliniennes (Défi du samedi n° 875)
Pas encore tout à fait amnésique. 17, Continuer impair-turbable (Défi du samedi n° 874)
Cet imbécile d'Hermès (Défi du samedi n° 873)
Tête de gondole ! (Défi du samedi n° 872)
Bonne écoute à vous et bonnes balades sur les canaux !
Jamais en repos ! (Défi du samedi n° 871)
Pas encore tout à fait amnésique.16, Épistolier, épistolière (Défi du samedi n° 870)
Je me souviens de Théophraste Epistolier. C’était un des pseudonymes d’Yves Frémion. Il l’utilisait dans les colonnes du magazine "Fluide glacial". Il signait aussi Les Frères L. et D. Corson de Rojayheart et Yves Frémion de la Fermez !Pas encore tout à fait amnésique. 15, Des chapeaux pour les policiers (Défi du samedi n° 869)
Au secours ! Ma maison est pleine de flics et ma mémoire est cernée par les détectives privés ! Certains ont le melon, d’autres le chapeau mou mais moi, monsieur l’agent, je suis tout aussi veule et vais jouer le doulos, l’indic ou la balance, je vais livrer les noms des redresseurs de torts qui visent de travers !
A la poursuite de Jean Valjean, il y a chez Totor (Hugo) l’inspecteur Javert, portant le même chapeau haut de forme que Vidocq.
Fulminant contre Fantômas, le commissaire Juve a pris au cinéma les traits de Louis de Funès. Chauve qui peut !
Si, si, on a tendance à l’oublier, le San-Antonio de Frédéric Dard est commissaire de police, affublé de deux adjoints spectaculaires, l’infâme Bérurier et cette vieille baderne de Pineau-Pinuche. Est-ce encore lisible à l’heure de Fadièse Mitoute ? Je ne suis pas convaincu par mes dernières tentatives même si je m’en suis régalé adolescent !
A ses débuts, Jules Maigret portait un chapeau melon et un pardessus à col de velours. Assisté d’inspecteurs nombreux, Lucas, Janvier, Torrence, Lapointe, Lognon et même de son épouse dans « Le Fou de Bergerac », il va de bistrot en bistrot traîner son air bougon et entretenir sa cirrhose du foie que le docteur Pardon ne lui décèle même pas tout en l’envoyant quand même faire une cure à Vichy. Jean Gabin, Albert Préjean, Jean Richard, Bruno Cremer et Rowan Atkinson ont incarné le policier belge sans démériter au cinoche et à la télé mais lire et relire Maigret sans lui donner un visage particulier, c’est un plaisir perpétuel.
Quels sont les atouts de M. Wens, l’enquêteur imaginé par Stanislas-André Steeman, autre écrivain belge de romans policiers ? Il n’a même pas été fichu de découvrir que « l’assassin habitait au 21 » ! Normal, il n’apparaît pas dans ce roman et dans « Quai des orfèvres » c’est Suzy Delair qui lui vole la vedette avec son tralala ! Ça m’a bien plus de lire les aventures de Wenceslas Vorobeïtchik jadis et c’est pourquoi elles trônent en bonne place dans mon grenier-bibliothèque. Mais bon : quelle idée aussi de s’encombrer la mémoire avec des noms comme celui-là que même un étranger rechignerait à coucher dehors avec !
C’est une chronique de Remo Forlani qui m’a fait découvrir Nestor « Dynamite » Burma de Léo Malet. Cinq tomes en collection Bouquins, l’intégrale en DVD de la série télé avec Guy Marchand, un fantasme permanent sur Hélène Châtelain (Natacha Lindinger puis Jeanne Savary à l’écran), l’esprit de famille avec le comparse Roger Zavatter, le journaliste Marc Covet, le commissaire Florimond Faroux. Cet univers m’a influencé au point qu’en des temps anciens d’écriture moins autofictionnelle j’ai nommé mes deux enquêteurs-clowns Ferdinand Flure et Florent Fouillemerde et j’ai transformé l’Agence Fiat Lux en agence Fiat Panda ! N’oublions pas au passage les adaptations BD de Tardi puis Moynot chez Casterman.
Côté bande dessinée il nous faut poser sur un piédestal le Gil Jourdan de Maurice Tillieux avec son inspecteur Croûton, Libellule et Queue de cerise, sa voiture immergée, son moine rouge et l’enfer de Xique-Xique.
A la suite du Rouletabille de Gaston Leroux des reporters à l’allure sportive ont marché sur les plates-bandes d’une police officielle qui ne sert plus que de faire-valoir plus ou moins ridicule. Ainsi Tintin et les deux Dupondt, Ric Hochet et le commissaire Bourdon. On pourrait ajouter, du même Tibet, Chick Bill, Dog Bull et Kid Ordinn, mais eux je les garde pour le jour où je me souviendrai du Far-West !
Au Royaume-Uni la police officielle est, elle aussi, une simple force d’appoint. Ainsi de l’inspecteur Lestrade toujours dépassé et épaté par le locataire génial du 221 B Baker street, Sherlock Holmes dont le biographe se nomme forcément– c’est élémentaire, mon cher ! – Watson. Deux tomes en collection Bouquins + l’intégrale de la série avec Bendedict Cumberbatch et quelques dévédés avec Basil Rahbone dans le rôle titre.
Si la Miss Marple d’Agatha Christie est « So British !» que penser des petites cellules grises d’Hercule Poirot ? Ne s’agit-il pas d’un détective belge avant tout ? De fait si on m’a offert la filmographie Ustinov et si j’ai déjà emprunté des épisodes de la série avec David Suchet, ce sont surtout les trois séries françaises des « Petits meurtres d’Agatha Christie » qui nous ont bien fait rire lors de leur « visionnage ». Le duo Larosière-Lampion dans la première, Alice Avril, Marlène Leroy et Swan Laurence dans la deuxième et la commissaire Gréco et ses acolytes dans la troisième et dernière.
On a aussi bien sûr l’intégrale des Fred Vargas avec son très décalé commissaire Adamsberg, On a dévoré quelques Montalbano d’Andrea Camilleri et on se régale toujours du pastiche des « Cinq dernières minutes » (Bon sang mais c’est bien sûr !) avec le commissaire Bourrel (Raymond Souplex) remplacé par une caricature de Gébé dans la Rubrique-à-brac de Gotlib.
J’ai évidemment possédé et lu tous les Raymond Chandler avec Philip Marlowe et je me suis toujours endormi avant la fin chaque fois que j’ai essayé de revoir « Le Grand sommeil » de Howard Hawks pour tenter d’y comprendre quelque chose. L’auteur lui même s’avouait perdu dans son intrigue ! Par contre j’ai adoré le film tiré d’un de ces romans, « Le Privé » de Robert Altman avec Elliott Gould.
Dans ma sacoche de dévédés on peut trouver les deux premières saison d’HPI avec les clowneries de Morgane Alvaro (Audrey Fleurot), l’inspecteur Lavardin (Jean Poiret mis en scène par Claude Chabrol), les Beresford d’après Agatha Christie (Catherine Frot et André Dussolier).
Je n’ai pas poussé l’amour de la pop culture jusqu’à me farcir « L’Inspecteur Labavure » avec Coluche ni « Les Ripoux » avec Thierry Lhermitte et Philippe Noiret mais je me régale bien évidement de tout film de Georges Lautner dialogué par Michel Audiard.
De fait, je suis plutôt voyou que flic et je me suis longtemps régalé des aventures de Parker de Richard Stark et de celles de Dortmunder et Kelp de Donald E. Westlake. En vérité, ces deux là sont un seul et même auteur. Désolé d’avoir « spoyelé » la chose !
Une originalité avant de terminer ? Quel est l’équivalent de Dick Tracy ou de l’incorruptible Eliot Ness en Europe et au féminin ? Une gendarmette avec une chapka ? Non, pas Fargo mais le capitaine Marleau incarné par Corinne Masiero ! Les premiers étaient assez drôles mais trop de désinvolture tue la désinvolture !
Puisque nous avons commencé cette rétrospective avec "Le Doulos" de Melville, bouclons la boucle en nous souvenant du très beau rôle de commissaire tenu par Bourvil dans « Le Cercle rouge » dû au même cinéaste porteur de… Stetson !
Bécassine, c'est ma cousine ? (Défi du samedi n° 868)
Moi vous me connaissez : je ne suis pas ici pour raconter ma vie mais... je ne voudrais pas passer sous silence pour autant la visite que j’ai rendue à Mademoiselle Denouille la semaine dernière.
Louis Bistouille (Défi du samedi n° 867)
Je ne suis pas ici pour raconter ma vie mais il se trouve que moi aussi j'ai eu vingt ans. C'était il y a... pas mal de temps même si, dans ma tête, c'était juste hier ! C'est à cet âge-là que j'ai quitté ma famille du Pas-de-Calais pour aller vivre à Paris où j'avais un travail dans une grande et belle institution nationale.
Mais le pays de la bistouille, j'y retournais tous les week-ends pour faire de la musique avec mon frère et mes potes d'origine polonaise. Enfin, quand je dis musique, c'est vite dit. Du bruit, plutôt, au grand dam de mon grand-père qui, le samedi après-midi, essayait de faire sa sieste alors que "ça faisait du ramdam dans la cave". Le groupe s'appelait "Les Araignées malades" et méritait bien son nom ! Et pourtant personne ne mettait de genièvre de Loos dans son café ! J'ai essayé ça "pour voir" bien plus tard, une fois, et je n'ai vraiment pas trouvé ça très bon !
J'ai retrouvé dans un dossier jaune la version tapée sur ma vieille machine à écrire Underwood de cette chanson de Chuck Berry, "Johnny B. Goode" que j'avais traduite, trahie ou plutôt adaptée... en ch'ti et intitulée "Louis Bistouille".
Comme disent les joueurs de manille, vous n'allez pas y couper !
Le Cold case de l'oncle Tom (Défi du samedi n° 866)
Parfois je me pose – ou on me pose - des questions idiotes.
Un atome de brebis vaut-il un atome de chèvre ?
Combien y a-t-il de boules dans l’atomium de Bruxelles ? Qui lance le cochonnet ?
Est-ce que le fait de penser « atome sweet atome » est révélateur du fait que vous êtes un être casanier ?
Y a-t-il une rime plus riche à "atomique" que "comique" à part "astronomique", "gastronomique" et "économique" ? Vous dites ? "Saint-Jean Chrisostomique" ?
Cela dit ne cherchez pas ailleurs qu’au restaurant « gastronomique » l’illustration du fonctionnement « économique » du monde : les portions sont atomiques et le prix est astronomique. Et c’est tout sauf comique !
Une aencyclopédie est-elle bien un adictionnaire en plusieurs atomes ?
Si O+O= la tête à Toto, est-ce que 0,12 + 12 égalent la tête à Tom Cruise ?
Un certain nombre d’individus naturellement loboatomisés sont présents sur cette planète. Est-il besoin de citer leurs noms, sachant qu’ils sont aussi, par nature, très procéduriers ?
Que diffuse un atomiseur aux Etats-Unis ? L’odeur des pins de Disneyland depuis qu’il y a des droits de douane exorbitants sur la senteur lavande – et pourtant elle est de Pro-Vance ! - ?
Si votre banquier ne lave jamais sa chemise pourquoi donc iriez vous chercher ne serait-ce qu’un atome de bon sens auprès du crédit à gris col ?
Soit. Il y a donc atome.
Il y atome Novembre, le frère de Charlélie Couture.
Il y atome Bonbadilom, une chanson de Jacques Higelin.
Il y atome Newman, le producteur de Tubular bells de Mike Oldfield.
Il y atome Sawyer, le héros de Mark Twain, compagnon de Huckleberry Finn.
Il y atome et Jerry qui jouent au chat et à la souris.
Il y atome Mix le cow-boy.
Il y atome be la neige, tu ne viendras pas ce soir.
Il y atome my, l’opéra-rock des Who.
Il y atome Simpson, le cycliste mort sur les pentes du mont Ventoux.
Il y atome as Pesquet la tête dans les étoiles.
Mais qui peut me dire pourquoi j’ai retenu le nom de Dame Harriet Beecher Stowe ?
Qui se trouve derrière un ensemble d’îlots à lagon et devant un homme qui manque de tonicité suivi d’un animal qui vit sous terre et du couvre-chef d’un cuisinier ?
Facile, ça ! Dans le dictionnaire, c’est l’atome, précédé de l’atoll et suivi de l’atone, de la taupe et de la toque !
Est-ce que c’est d’avoir tout ça dans la tête, surgissant à partir d’un seul mot, qui m’empêche de dormir ?
Est-ce que je n’aurais pas mieux fait d’enregistrer tout simplement la « Java des bombes atomiques » de Boris Vian ?
A cinq heures du matin ? Pour réveiller tout l’immeuble ? Vous voulez qu’on m’assomme à coups d’atome ahawk ou quoi ?
Un peu de bon sens, les gars, les filles ! (Défi du samedi n° 865)
Tant pis si ça vous ennuie ou si vous en faites tout un plat mais moi je me FLATte d’être platiste ! Oui, je crois, comme disait Mireille Mathieu, je crois que la Terre est plate.
Alors le zénith, je veux bien. Il suffit que je lève la tête et j’aperçois, au-dessus de ma tête, à la verticale ou presque, le soleil, mon ange gardien, celui qui permet à mes journées d’être lumineuses et joyeuses alors que je suis entouré, comme tout un chacun, par des smombis lugubres et des complotistes qui voient des sphères partout ! Sans parler de tous les haineux de la fachosphère, des accros du billard et des fous du ballon rond qui discutent coût des transferts et insultent les mères cathos ! Ça confirme que rien n’est carré et que, à part le soleil autour de nous, il y a des choses qui ne ne tournent pas rond, dans notre système ! Pas moyen de faire disparaître tous ces fous dans le triangle des Bermudes ! Il faut faire avec et s’abriter d’eux dans son monde parallèle.
Le zénith, oui, d’accord mais votre histoire de nadir « point du ciel à la verticale de l'observateur, vers le bas » vous pouvez vous la remballer ! Il faut laisser les fondements aux proctologues et les fondations à Isaac Asimov qui croit lui aussi à un système solaire avec des hallucinées de Lisieux en boule de loto mais tout le monde sait bien que c’est de la science-fiction, Asimov et Cie ! Rien de crédible dans tout ça ! Est-ce qu’on vit avec des robots qui respectent une éthique aujourd’hui ? Non, bien sûr ! Alors ?!
Vers le bas de l’observateur, c’est simple, il y a le bas de notre planète une partie de l’atmosphère-atmosphère qui a un peu la gueule d’atmosphère de La Varenne mais en moins fatalitaire, routinier tout au plus. Une fois que le soleil qui s’est levé en Sibérie vers 5-6 heures du matin, s’est déplacé d’Est en Ouest au-dessus de notre parallélépipède rectangle et a terminé sa course à l’ouest de l’Alaska sur le coup de 22 heures, tout le monde va se coucher et lui aussi. Il se laisse glisser sur le toboggan, il décline lentement dans cette partie du ciel qu’on appelle la soute parce que c’est un endroit tout noir et, au bout de la nuit, après un sommeil réparateur, il remonte tranquillement à l’échelle, comme le Nounours de « Bonne nuit les petits » au son de « Que ne suis-je la fougère » et vient pointer le nez à droite de la carte pour réchauffer Oymyakon et nos os endoloris par le froid et la vieillesse. Je dis ça comme ça pour la beauté du geste littéraire mais de fait, je ne souffre de nulle part, Docteur !
Le Nadir – c’est un prénom arabe ou quoi ? -, personne ne l’a jamais vu, celui-là et on n’a pas intérêt à creuser trop profond ce concept ni à l’aller voir en rejouant « 20 000 lieues sous les mers » ou « Voyage au centre de la Terre » ! C’est ce que j’ai dit hier à Donald Duck qui me serinait encore « Drill, baby, drill ! », ce qui signifie « Tais-toi et creuse » ou « Toi, tu creuses ! ». Il y va un peu fore de café, quand même, le fondu à la mèche ! J’apprends ce matin que, pour compenser l’absence de travailleurs-esclaves pauvres mais immigrés, il veut envoyer des enfants de cinq ans travailler dans le mines ! Réveillez-vous, Victor Hugo et Jean Ferrat !
Surtout, à force de s’enfoncer de plus en plus profond dans le magma, il arrivera un jour où on arrivera de l’autre côté, dans la piaule du soleil ! Crois-moi, il ne vas pas aimer ça, l’Apollon du belvédère ! Pour peu qu’il pleuve à verse ce jour-là ou que les océans se déversent dans le trou noir, inondant son matelas de flotte pleine de plastique, il va nous rejouer Boucle d’Or et les Trois ours ! Si tu touche à son grisbi ou à son frisbee, sa vengeance va être terrible, au Grizzly ! Ça va chauffer pour nos fesses !
Vous, je ne sais pas, mais moi je sais bien que ça ne me plaira pas qu’on touche à ma zénithude !




























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