Je crois que si le mot « wifi » était sorti sur le Défi du samedi l’été dernier pendant mes vacances en camping, je ne serais pas allé demander et encore moins acheter le code wifi qui me permet de faire mon intéressant sur cet atelier d’écriture !
C’est que, voyez-vous, même après avoir lu la notice de madame Wikipe consacrée à ce phénomène mi-scientifique, mi-administratif, je ne comprends toujours rien à toute cette machinerie qui me permet d’aller pondre des bêtises jusqu’en Outre-Quévrain, de dialoguer avec des Clermontoises, des Corréziennes, des Drômoises, des Varoises, des Lannionnaises et même jadis avec des Américaines alors qu’avec mon voisin de palier, c’est zéro échange tout au long de l’année. Il faut dire aussi que nous sommes seuls sur notre palier et que, de toute façon, vu la gueule qu’il a et la violence des échanges qu'il propose, je préfère traverser ce monde réel incognito et silencieux, quasi cloîtré dans mon amour du gambit Rousseau, de mon épouse volante, de la musique et de l’écriture partagées, de la photographie de ville, du vélo et des tableaux de Giorgio De Chirico !
C’est pourquoi je remercie l’oncle Walrus de perpétuer la tradition des photos sur lesquelles écrire pendant la saison d’été du défi. Cela me permettra peut-être d’aller demander un code Wifi à Madame Adélaïde au camping de Faux-la-Montagne si on y retourne cet été - c’est en bonne voie, de fait ! -.
Un dernier détail amusant : chez nous le code qui permet d’avoir accès au réseau Wifi c’est quelque chose comme « unesourisvertequicouraitdanslherbe ».
Comme c’est mon fils préféré qui a configuré le truc, je suis bien content qu’un peu de notre fantaisie à lui transmise (par wifi ou par code génétique?) transparaisse quelquefois derrière sa barbiche de geek ayant pignon sur rue !
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