Il se peut qu’au pied du beffroi
On raconte des cafougnettes,
On fasse de sacrées camanettes
Et, qu’ayant bu ou non bistoule,
On y dise bien des cacoulles !
Il se peut qu’au pied du beffroi,
Avant de rentrer à s’baraque,
Un agosil bourré berloque
Et s’étale dans une flaque,
Mettant dé l’berdoulle à ses loques.
Il se peut qu’au pied du beffroi
Du côté de Bergues ou Peuplingues
On ne passe jamais wassingue
Quand il drache de Lille à Templeuve
Ou qu’à Douai ch’timps i’ est à l’ pleuf
Mais jamais, au pied du beffroi,
S’il fait un soleil fantastique
Le guerrier n’a ses kfeux qui arbiquent ;
Jamais i’ n’ira à l’ducasse :
Alle est tout in caillo, s’carcasse !
Pour qui ne pratiquerait pas la langue de mon enfance,
voici une traduction en français soutenu :
voici une traduction en français soutenu :
Il se peut qu’au pied du beffroi
On raconte des histoires drôles,
On commette des commérages
Et, qu’ayant arrosé son café de genièvre,
On conte des carabistouilles !
Il se peut qu’au pied du beffroi,
Avant de retourner chez lui,
Un idiot enivré chancelle
Et s’étale dans une flaque,
Maculant de boue ses habits
Il se peut qu’au pied du beffroi
Du côté de Bergues ou Peuplingues
On ne passe jamais la serpillière
Quand il pleut de Lille à Templeuve
Ou qu’à Douai il bruine aussi
Mais jamais, au pied du beffroi,
S’il fait un soleil fantastique
Le guerrier n’a ses cheveux qui rebiquent ;
Jamais il ne montera
Sur les chevaux de bois
De la fête foraine :
Son corps est taillé dans la pierre !
photos prises à Lille en juillet 2023
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire