Par les trous de sa mémoire
Il arrive qu’on aperçoive,
Au sommet d’une colline,
Des jardins labyrinthiques,
Une église aux murs tout blancs,
Un ciel immensément bleu
Et ce n’est même pas l’Italie ni la Grèce.
Par les trous de sa mémoire
On entre dans l’inconnu :
On est en Lusitanie, autant dire au Portugal !
En matière de vexillologie on se souvient que le drapeau est divisé en deux rectangles : une partie verte à gauche et une partie rouge à droite par-dessus lesquels un motif circulaire compliqué représente une couronne de galette des rois vue de dessus et dessinée par un type qui aurait abusé du Porto Cruz.
On sait peu du Portugal. On voit bien sa forme rectangulaire posée à l’Ouest de l’Espagne, sous la Galice. Les habitants sont lusophones, ils ont traversé l’océan pour « donner » leur langue aux habitants du Brésil et de la saudade aux habitantes du Cap-Vert, notamment à Cesaria Evora. Et pourtant Alphonse Allais a décrété « Ce n'est pas parce que les Malais sont laids, les Portugais gais, les Colombiens bien que les Espagnols sont gnols ».
Du Brésil et du Portugal on a retenu surtout les noms de deux footballeurs mythiques, Pelé et Eusebio, qui s’illustrèrent pendant la coupe du monde de 1966 mais les gens sont comme moi aujourd’hui, ils s’en footent ! D’ailleurs, si on a retenu ces deux noms-là, ce n’est pas pour s’en servir, c’est juste pour s’enconcombrer la mémoire !
La capitale du Portugal est Lisboa soit Lisbonne. Ses habitants sont appelés Lisboètes et voilà une rime qu’elle est riche quand ton alexandrin se termine par « poètes » ! Le fleuve qui coule dans cette ville s’appelle le Tage, le relief est accidenté et de beaux tramways colorés brinquebalent le long de ses petites rues montantes.
On se souvient qu’il y a une université à Coimbra, que le pays a été victime d’une dictature d’un nommé Salazar et que de ce fait il y eut un temps une vaste émigration des Portugais vers le Nord de l’Europe. On a donc connu des bonnes espagnoles, des maçons portugais et Linda De Souza qui a fait un carton avec sa valise. En matière de chansons, c’est très simple : au Portugal elles n’ont que deux accords, Fa et Do. On appelle cela le fado. Exemple avec Amalia Rodrigues et sa chanson la plus célèbre chantée, magnifiquement, en français, « La Maison sur le port ». Il existe aussi une reprise par Sanseverino.
« Avril au Portugal » est une chanson qui était en vogue dans les années 50, bien avant ce 25 avril 1974 et sa révolution des oeillets qui a rétabli la démocratie dans ce pays.
Un autre tube du siècle dernier s’intitule « Les Lavandières du Portugal » et j’aurais bien voulu vous l’interpréter pour tenter de masquer mon inculture à propos de ce pays européen mais quand je suis vacances, j’ai encore moins le temps que le reste de l’année. De fait, je me souviens juste du vinho verde que l’on servait dans un restaurant portugais que nous avons fréquenté un temps à Nantes !
P.S. Complément par Wikipédia :
- C’est au Portugal que réside le fameux anticyclone des Açores qu’on a vu représenté à l’arrêt par Plonk et Replonk
- Une autre danse célèbre dans ce pays est l’an dro de Madère
- Parmi les Portugais célèbres on compte Luis Rego, Vasco de Gama et Magellan qui semble être le plus large des trois.
- Parmi les Portugaises célèbres, il paraît qu’il faut compter aussi – et pas pour des prunes ! - la brune Lio.
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